Frameries

  • votre blogueur a testé les friscos "maisons" de chez Godefroid

    IMG_20190724_153118-01-01.jpgJ'ai longtemps hésité à écrire cet article (au moins 3 minutes). Vous comprenez: c'est que je voulais les garder pour moi, les délicieux friscos de chez Godefroid !

    On ne présente plus la boulangerie Godefroid. D'ailleurs, à Frameries, on ne dit pas: "je vais chercher du pain". On dit: "je vais chez Godefroid". Mais ça n'est pas pour acheter un pain gris, une baguette, ou encore une pâtisserie que je m'y suis engouffré ce mercredi après-midi. Accompagné de mon petit garçon Lino et d'une bonne dose de gourmandise, j'étais bien décidé à tester les friscos "maisons". 

    Bien alignés dans leur vitrine, difficile de les rater. Je passe commande. La machine aspire mon billet et crache un peu de monnaie. Me revoilà dans la rue (parfaitement étouffante de chaleur), à grignoter la croûte de chocolat blanc, le coeur de vanille, et les éclats de framboise glacés. Je regarde Lino (sa petite langue rose farfouille dans la crème vanille). Lino me regarde. Père et fils on est immédiatement d'accord sur l'essentiel. Verdict: terrible ! 

    On est bien loin des glaces industrielles: on sent que ces friscos "maisons" connaissent le goût du lait. C'est absolument frais, doux, onctueux. La couche de chocolat est démente, craquante. 

    Lino et moi, nous repartons main dans la main dans la chaleur qui règne en maître dans Frameries. Elle règne en maître, vraiment ? Non: le village gaulois de la boulangerie Godefroid résiste en vous proposant ces succulents friscos à essayer de toute urgence !

    Pour ceux qui reviendraient d'un très long voyage sur Saturne, la boulangerie Godefroid se trouve au 50, rue de France, à Frameries.

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  • braderie: il faut persévérer ! (photos)

    IMG_20190622_163228-01.jpgForce était de constater que la braderie de Frameries était en perte de vitesse depuis quelques années. Loin de se borner à ce constat, le Groupement des Commerçants a tenté, cette année encore (on se souvient de la malheureuse tentative de 2016) de trouver une nouvelle manière de drainer du public à Frameries. Et au final, le défi est plutôt réussi.

    Samedi, la partie s'annonçait bien. La page des commerçants avait annoncé la couleur (on oubliera peut-être la planche à découper le saucisson) et le soleil était de la partie. Et concrètement, bien que ce ne fut pas la foule des grands jours et qu'il manquât de-ci de-là quelques échoppes et que certains commerçants ont fermé plus tôt qu'annoncé, on peut dire que l'événement fut une réussite qui a donné le sourire aux commerçants, aux promeneurs et gagné déjà - ça n'est pas négligeable - un fort capital sympathie auprès des framerisois.

    IMG_20190622_165913_1.jpgQuelques petits clins d'yeux au passage : le bar à Leffe des Maudits qui n'a pas désempli. L'exposition de voitures de collection proposée par Fabian D'Avvocato (ProPhoto) qui a ravi petits et grands. Léandros Pitropakis qui proposaient, devant la sandwicherie La Tentation, des smoothies-minute et des salades de fruits. Le nouveau salon de coiffure, sur la place (Pourcoiff'Hair) qui proposait des coupes publiques (voir photo). Le stand de Mam'zelle Froufrou et ses bijoux framerisois. Et l'espace de jeux anciens, devant la banque ING, qui a drainé un grand nombre de curieux.

    Gageons que la formule, si elle se stabilise dans les années à venir et s'étoffe de quelques événements originaux (on pense à la visite de Patrick Sébastien à Boussu...), a sûrement de l'avenir devant elle.

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  • L'édito #12 : violence conjugale

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    Samedi 22h. La braderie, cette sympathique festivité qui a mis le sourire à bien des promeneurs, vient de se terminer. Tout à coup, surgissant de la rue Gillard, une femme fait son apparition.

    Elle est en panique. Son nez est en sang. Le sang a éclaboussé son t-shirt. Elle crie. Un homme est à sa poursuite. Il s'agit de toute évidence d'une violence conjugale. Je suis en compagnie de deux conseillers communaux qui vont suivre le déroulement de la scène de très près. Le fils d'un d'entre eux écharpe rapidement l'homme, le plaque au sol. La femme ensanglantée retourne aussitôt sa veste et s'écrie : "Lâchez-le, c'est mon homme, c'est pas lui, je me suis cognée toute seule". Sitôt qu'elle entend la sirène d'un véhicule de police, elle file dans sa maison et, en une fraction de seconde, revient le visage lavé. Elle a passé un autre t-shirt. "Lâchez-le, de toute façon je fais ce que je veux !". Du drame ne reste qu'une vingtaine de témoins, et puis le type par terre, qui tente d'expliquer l'inexcusable. La police prend la scène en charge. Surgit alors, en grande panique, un enfant de 4 ans. Il ne veut pas qu'on fasse du mal à son beau-père. Il hurle, panique. Chacun est bouleversé. L'homme est rapidement cadenassé au fond d'un combi. La femme continue à inventer une chute. Il faut qu'elle le dédouane. Il faut vite revenir à la normale. Peut-être l'homme, ce dur qui vient de la cogner, est son soutien de famille. Peut-être, quand la vie est difficile et violente, on prend vite de mauvaises habitudes. Un policier dit: "Si elle ne porte pas plainte, y'aura aucune suite". Je me suis immédiatement promis d'écrire un édito. Juste pour raconter ce que j'ai vu. Ce qui arrive encore bien trop souvent. Ce que des femmes subissent (parfois -quoique plus rarement- des hommes), sans avoir la capacité de sortir de l'engrenage. Ce que des types poussés à bout par la bêtise, la lâcheté, ou l'oppression de la société commettent, sans véritablement être inquiétés. Je voulais écrire tout ça juste pour que vous sachiez.

    Et en cas de besoin, vous n'hésiterez pas, s'il vous plaît, à composer le numéro gratuit 0800/300.30 ("Ecoute Violences Conjugales") et surtout, à tenter par tous les moyens de briser le silence.

    Votre écureuil vous salue bien.

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