l'Agrappe, 135 ans plus tard (3/4) : les machines s'arrêtent définitivement

démolition du charbonnage de l'agrappe.jpgA l'occasion de l'hommage rendu aux mineurs de fond ce samedi à l'initiative du Syndicat d'initiative, sur le site du charbonnage de l'Agrappe, nous vous avons esquissé le portrait d'une rescapée (cliquez ici) ainsi qu'une brève relation des catastrophes qui émaillèrent la vie de ce site (cliquez ici). Pour ce troisième épisode, l'histoire va s'accélérer et rejoindre notre époque.

Au puits de l'Agrappe, le dernier coup de grisou a eu lieu le 5 mai 1949 à 7h15. Un chef porion fut tué sur le coup, un ouvrier fut projheté jusque dans la rue, des peintres, occupé à la rénovation de bureaux voisins, furent gravement brûlés. Les maisons situées de l'autre côté de la rue Defuisseaux furent lézardées, comme sous l'impact d'un tremblement de terre ! Malgré tout, la fosse maudite repris du service 8 années supplémentaires... En 1962, le chassis à molettes de l'Agrappe s'écroula définitivement (photo 1: démolition de l'Agrappe, en 1962 / source).

AGok.jpgAprès quelques espoirs de renouveau dans le cadre de l'installation de bureaux, ce fut la police qui, en 1972, vint occuper tout un secteur de l'Agrappe. L'article de presse que vous découvrirez ci-dessous, et datant de la fin des années 80, relatait l'intention de l'Administration Communale d'installer ses bureaux dans l'ancien bâtiment administratif du charbonnage (photo de droite). Le projet a par la suite été abandonné au profit du centre Archimède, toujours actif aujourd'hui. Les bureaux administratifs ont été démolis pour laisser place à un petit quartier d'habitations.

AG.jpgAu final, la cour de l'Agrappe est devenue un coin de verdure au coeur de la Cité. On peut sans doute déplorer le manque, là, quelque part, d'une stèle, ou à tout le moins la présence d'un panneau rappelant que sous des mètres et des mètres de terre et de roche, des mineurs ont risqué leur vie lorsque l'industrialisation forcenée qui contribua à la forte identité du Borinage tout en semant le malheur parmi ses habitants. Après la tenue de ce premier hommage, on ne peut qu'espérer que le Syndicat d'Initiative ou l'Echevinat de la Mémoire formulera une proposition en ce sens.

Demain, pour notre dernier épisode de cette série, nous irons à la rencontre du voisinage de la cour de l'Agrappe.

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