Nicola De Palma, de Frameries à Los Angeles ! (partie 1)

Nicola_DE_PALMA_1.jpgSon nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant vous ne voyez que lui pour peu que vous suiviez de temps à autre un programme sur la Une (rtbf). Voici, en deux parties, l’odyssée d’un framerisois qui, à force de courage et de ténacité, est bien prêt d’accéder à ses désirs les plus secrets… Mais commençons par le commencement !

Framerisois depuis toujours, Nicola De Palma aura 30 ans cette année. « Je suis très attaché à Frameries, s’exclame-t-il, un sourire éclatant aux lèvres. J’ai été à la petite école Wauters, en maternelle, puis à Sainte-Waudru en primaire ». « Toute ma famille habitait et habite encore dans les environs de la rue César Depaepe. On allait chez les uns, chez les autres. Les limites de mon espace de jeu et d’aventure étaient carrément celles du quartier ! ».

En sortant de l’école, Nicola n’a qu’une envie : prendre des cours de théâtre. Mais ses parents l’incitent plutôt à entamer des études supérieures. Le voilà qui se lance à l’assaut de l’université où il découvre aussi bien les joies du kot que les difficultés d’être responsable de soi.  A son époque estudiantine, vous l’avez peut-être croisé au Marco Polo. Le serveur aux cheveux crollés, toujours de bonne humeur, affairé d’une table à l’autre comme une pieuvre électrique et sautillant comme un popcorn sur la flamme : c’était lui !

Comme ça arrive souvent, c’est lorsqu’il rentre de l’étranger que Nicola ressent ses racines boraines au plus fort. Ainsi, de retour de son kot, apercevant du train d’abord le beffroi, puis de 4.jpgchâssis du Crachet, il se sent vibrer. C’est son grand-père qui le premier a foulé la terre boraine. C’était en 1958. Destination la mine, bien entendu. C’est peut-être cet attachement profond à notre région qui pousse finalement Nicola à acheter une maison à Frameries. Précisément à la Cité Piérard.

Nicola ne vient pas d’une famille d’artistes. « Mes parents ne m’ont ni poussé ni interdit ni stimulé par rapport à l’expression artistique, explique-t-il. Mais je suis quelqu’un d’hyperactif et mes parents m’ont tout laissé faire à seule condition de terminer ce que je commençais. Question comédie, je me rappelle qu'enfant, je rejouais les scènes du film E.T. ! »

C’est ainsi que le petit Nicola s’initie aux arts de la parole dès l’âge de 7 ans, dans la classe de Daniel Delhaye. Puis ce fut Thérésa Dulière qui lui apprit à avoir confiance en soi dans le cadre d‘un cours de diction/déclamation. Enfin, toujours à l’Académie de Musique de La Bouverie, ce furent les années Daphné Cornez et Rosario Amédéo : diction, déclamation, art dramatique. La découverte de la prise de risque, de l’expérimentation… Il y eut également le solfège : huit années à apprendre le piano sous la houlette d’Yves Robbe. Puis, plus tardivement, la danse chez Arte Corpo, sous la direction de Valérie Mathieu. L’occasion pour Nicola de prendre conscience de son corps, du rapport à l’espace, de l’importance de la respiration.

La suite (c'est à dire la mise sur orbite de Nicola), vous la lirez dès demain sur le blog de Frameries !

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