Jean-Marc Leenders, photographe globetrotter

ra.jpgJean-Marc Leenders, photographe globetrotter, exposera ses photographies du Rajasthan au Centre Culturel de Frameries, du 12 au 26 octobre. N'en manquez pas le vernissage, ce soir (12 octobre) dès 18h30 !

 

Bonjour Jean-Marc, voudrais-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis traducteur de formation et j'ai quitté l'Europe juste après mon mariage pour découvrir le monde, avec ma femme, dois-je le préciser. Par envie de voir d'autres choses, d'aller à la rencontre des autres. Je suis resté 20 ans en Corée du Sud comme enseignant de français jusqu'à mon retour en Belgique en 2004. Je suis actuellement formateur dans une asbl d'Erquelinnes (Cap Info pour ne pas la nommer) où je m'occupe des cours de langue et d'un atelier photo.

Depuis quand pratiques-tu la photographie ?
L'envie de photographier est venue tardivement, suite à ce départ en Asie en 1984 où j'ai eu des plaisirs visuels que j'ai tenté de fixer avec un Kodak Disc. Pour ceux qui ne voient pas ce que c'est, c'est un peu comme si j'avais essayé de faire des photos avec un film de 2 mm2 et un cul de bouteille. Ca donnait des photos granuleuses aux couleurs imprévisibles étant donné la qualité des produits du laboratoire du coin. Rappelons que l"essor de l'économie coréenne se situe autour des année 88 avec les JO.  Frustré donc, de ne pas pouvoir montrer les splendeurs que j'avais jm3.JPGcroisées à mes amis restés en Belgique, j'ai commencé par acheter des magazines de photo américains pour apprendre comment améliorer ma technique et j'ai tôt fait d'acheter mon premier réflex, un Canon T50. Super pour débuter mais pas de possibilité de débrayer l'automatisme pour jouer avec les vitesses et les diaphragmes. J'ai donc franchi plusieurs fois des étapes et cassé quelques fois ma tirelire pour finir avec un Canon T90 dans mon sac  et partir à la découverte de l'Ouest américain en 89. Et là, j'utilisais des pellicules super performantes kodachrome 25 et 64 iso. Une merveille. Cette fois, merci Kodak.
C'est en montrant mes diapositives de voyage à un ami coréen vendeur de tableau que l'aventure photographique a pris un nouveau tournant. Il m'a organisé ma première exposition. Et puis, j'ai rencontré des éditeurs de magazines de voyage, d'abord coréens, puis internationaux J'ai fait d'autres visites à l'étranger et commencé à écrire mes textes aussi. Je me suis lancé dans le moyen format, 4,5x6, 6x6, 6x7, réalisé d'autres expositions, des cartes postales, travaillé pour des agences. Toujours dans le domaine des voyages et de la culture. J'ai exposé le carnaval de Binche en 92 à Séoul, les beautés architecturales de Bruges à Osaka et bien sûr la Corée à Bruxelles.
L'argentique a ensuite connu un tsunami avec la venue du numérique et j'ai arrêté mes activités semi-professionnelles, refusant de réinvestir dans un matériel numérique à l'époque peu performant. Aujourd'hui, j'ai franchi l'étape et suis l'heureux utilisateur d'un excellent Nikon D90 et je repars dans ma quête d'images qui racontent mes voyages, les gens et leur environnement.

jmL.JPGPeux-tu nous raconter ton exposition ? Pourquoi l'Inde ?
Je ne sais pas si on peut raconter une exposition. Il faut plutôt la voir. Elle est l'expression du ressenti du photographe, une interprétation des situations de voyage vécues par lui. Et il est probable que chaque personne qui viendra voir les images sélectionnées en ressortira avec une impression qui dépendra de sa propre vision des choses, son propre prisme. L'idée dans mes expositions, c'est de provoquer une réaction positive. Une envie d'être là où j'étais. Une envie d'avoir croisé soi-même le regard photographié. Ou de partir soi-même à sa recherche. Le Rajasthan a été pour moi une explosion de couleurs, de parfums. Des rencontres très brèves mais pleines d'humanisme. De la richesse et de la pauvreté. Des contrastes à faire découvrir.
C'est le Centre Culturel de Frameries qui avait organisé ce voyage il y a exactement un an et je me suis dit qu'il serait quand même intéressant de monter une exposition qui incite à participer aux découvertes culturelles, à faire découvrir une région qui dépend en grande partie du tourisme pour survivre et de mettre les bénéfices des ventes de mes photos au profit d'une association caritative indienne. J'ajouterai que mon grand-père, qui était aussi un passionné de voyage, avait toujours rêvé de mettre un les pieds en Inde sans toutefois pouvoir réaliser ce voyage. Je lui dédie l'exposition.
Je dois ajouter, et c'est très important, que l'exposition est accompagnée d'un travail d'écriture réalisé par Annie Préaux et ceux qui l'accompagnent dans ses ateliers de la Maison d'Anna. Des textes créés sur base des images exposées seront lus le jour de l'inauguration, c'est-à-dire le 12 octobre à 18h30. Ce sera l'occasion de voir à quel point une image peut être vécue ou interprétée différemment par chacun. Et qui dit texte, dit calligraphie. C'est un ami, Alain Boisart, calligraphe de Mons qui illustrera quelques-unes des phrases de départ des ateliers d'écriture.


jm1.JPGQuels sont tes projets futurs ?
Pour l'instant, les activités de fin d'année dans le cadre de mon travail vont me contraindre à réaliser des photos de circonstance : Haloween, Noël. Mais j'aimerais me consacrer à nouveau aux photos de paysage : le trajet quotidien maison-travail d'Eugies à Erquelinnes offre parfois de surprenantes lumières...

Commentaires

  • T'as pas vraiment changé :-). Le Cambodge?

    Have a great opening tonight!

    Bisous
    B.

  • merci Bernie, c'était une soirée réussie, je crois. Et pour le Cambodge, ce n'est pas impossible...

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