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  • votre blogueur a testé la soupe glacée courgette-amande de Xavier Adam

    36980023_10204898873667269_2765943021475201024_n.jpgJe passais par hasard dans la rue des alliés quand un grand escogriffe vêtu d'orange des pieds à la tête m'alpague: "tu veux goûter ma soupe !?".

    Voyez-vous, ma très chère arrière-grand-mère, Simone Légat, m'a comme qui dirait (et comme tout bon borain) élevé à la soupe - un penchant qui m'est resté tout comme le cervelas et le hareng. Alors je ne dis jamais non, que dis-je: je ne refuserais pour rien au monde une cuillerée de soupe... encore moins quand celui qui me la propose est un chef de renom: Xavier Adam (de l'Atelier Gourmand), qu'il a les yeux furibonds, et qu'il brandit sous mon nez un grand écailleur ensanglanté.

    Sans chichi, je le suis dans les cuisines. Ca brille du sol au plafond, ça s'active, ça fristouille, et, alignés comme au tir, les poêlons en cuivre récemment offerts par Salvator Livolsi sont autant de soleils couchants. Xavier, radouci, pose une assiette sur le comptoir, verse une louche et s'explique : "C'est de la soupe glacée de courgette. Tu blanchis ta courgette, tu mixes, tu ajoutes du lait d'amande, du basilic, de l'ail, tu sales et tu poivres".

    37053022_10204898796265334_5916939387274264576_n (1).jpgDe la soupe froide !? Mais mémère Simone en aurait ravalé son patois !

    Xavier me tend une cuillère et j'y vais, avec application: je suis un blogueur consciencieux (quoiqu'en pensent mes détracteurs que je salue au passage). C'est doux, c'est onctueux, c'est crémeux sans être épais, le goût est plein et délicat. Ca rappelle vaguement la courgette (j'ai le nez un peu bouché). Je termine l'assiette profonde à la grande cuillère, sans dissimuler mon vif plaisir (je ronronne, je cacarde, je me hérisse) - il n'en reste même pas une demi-goutte.

    Je félicite le chef (en vidant d'un trait un verre de vin blanc). Avec sa petite garniture fraîche et croquante et son filet d'huile d'olive, cette soupe glacée, c'est vraiment le top. Ca n'est d'ailleurs pas vraiment une soupe. C'est autre chose. Un autre univers du goût - comme bien souvent dans les plats proposés par Xavier.

    Il est midi trente. Le service commence sur les chapeaux de roue. Je quitte la cuisine. Ah, mémère, si tu avais su !

    Si vous souhaitez à votre tour découvrir et tester cette soupe glacée courgette-amande, elle sera au programme du lunch de la semaine prochaine (infos au 065/84.35.88.)

    Et si vous souhaitez faire goûter quelque chose à votre blogueur : un plat, un livre que vous avez écrit, un vêtement, l'ombre de votre jardin, etc... N'hésitez pas à prendre contact !

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  • votre blogueur a testé la friterie Chez Carlo

    Je me suis tout d'un coup rendu compte: "Mais enfin qu'est-ce que tu fous ? Tu n'es pas encore allé à la friterie Chez Carlo ? Et tu te prétends framerisois !?"

    IMG_20180426_191622.jpgIl faut dire que quelques jours auparavant, sur les réseaux sociaux, j'avais vu ledit Carlo en train de danser le sirtaki (ou la macarena) dans sa friterie. Le bonhomme se dandinait furieusement et, d'après le commentaire, c'était un jour comme les autres. Il faut dire aussi que le régime de ma femme nous avait poussé elle et moi dans nos derniers retranchements: il devenait urgent de mettre les graines et le fromage blanc 0% de côté pour se taper une bonne frite.

    Alors, sans faire ni une ni deux, on a planté les enfants chez ma mère, et on s'est pointé chez Carlo, notre curiosité matinée d'une pointe d'inquiétude, voir même d'angoisse. Après tout, un homme capable de cuire les frites en dansant le sirtaki (ou la macarena) n'est-il pas capable de tout ? Nous avons donc poussé la porte de la friterie (ma femme est entrée la première: on ne sait jamais) et sommes entrés, sur la pointe des pieds.

    Carlo, solidement campé derrière le comptoir, les mains sur les hanches et une vaste sourire aux lèvres, nous attendait: "bonjour!".

    A vrai dire, nous n'avons pas eu la chance de bénéficier, lors de notre repas, d'un spectacle de danse (quelle déception !). Par contre les frites croustillantes nous ont largement convaincu que la réputation de Carlo était tout à fait méritée. Ma femme a cédé pour un hamburger (avec oignons secs) tandis que moi, comme j'hésitais entre un pain cervelas (avec crudités) et un crizly bien doré, j'ai finalement opté pour... les deux.

    IMG_20180426_191605.jpgUn client demande son compte. Carlo lui dit, avec un sérieux grandiloquent digne des meilleurs moments de Fantomas : "385 euros". Ma femme et moi on se regarde. A l'instant, pour préserver ma santé économique je suis prêt à remettre le cervelas mâché dans le pain. Mais Carlo plaisante. Et à vrai dire (on s'en rend rapidement compte) Carlo a une plaisanterie pour chaque client. Soulagés, nous terminons notre repas en nous reléchant les doigts.

    On est sorti de la friterie en se tenant le ventre. On a repris les enfants chez ma mère. Puis on a digéré nos frites de longues heures, dans le canapé, devant une série nulle.

    Je ne sais pas si c'est à cause des frites, mais toute la nuit j'ai rêvé de Carlo. Carlo dansant le twist, les pieds dans l'huile bouillante. Carlo dansant le boogie woogie sous une pluie de frites dorées. Carlo pratiquant les claquettes juché sur un cervelas grand comme un tram.

    Frites en musique : quel concept formidable ! 

    En conclusion: Carlo vous sert de bonne frites et vous met la patate !

    La friterie Carlo se trouve dans le Family Center, rue de l'industrie 183 à la Bouverie. 065 65 28 23.

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