manger à Frameries

  • votre blogueur a testé la friterie Chez Carlo

    Je me suis tout d'un coup rendu compte: "Mais enfin qu'est-ce que tu fous ? Tu n'es pas encore allé à la friterie Chez Carlo ? Et tu te prétends framerisois !?"

    IMG_20180426_191622.jpgIl faut dire que quelques jours auparavant, sur les réseaux sociaux, j'avais vu ledit Carlo en train de danser le sirtaki (ou la macarena) dans sa friterie. Le bonhomme se dandinait furieusement et, d'après le commentaire, c'était un jour comme les autres. Il faut dire aussi que le régime de ma femme nous avait poussé elle et moi dans nos derniers retranchements: il devenait urgent de mettre les graines et le fromage blanc 0% de côté pour se taper une bonne frite.

    Alors, sans faire ni une ni deux, on a planté les enfants chez ma mère, et on s'est pointé chez Carlo, notre curiosité matinée d'une pointe d'inquiétude, voir même d'angoisse. Après tout, un homme capable de cuire les frites en dansant le sirtaki (ou la macarena) n'est-il pas capable de tout ? Nous avons donc poussé la porte de la friterie (ma femme est entrée la première: on ne sait jamais) et sommes entrés, sur la pointe des pieds.

    Carlo, solidement campé derrière le comptoir, les mains sur les hanches et une vaste sourire aux lèvres, nous attendait: "bonjour!".

    A vrai dire, nous n'avons pas eu la chance de bénéficier, lors de notre repas, d'un spectacle de danse (quelle déception !). Par contre les frites croustillantes nous ont largement convaincu que la réputation de Carlo était tout à fait méritée. Ma femme a cédé pour un hamburger (avec oignons secs) tandis que moi, comme j'hésitais entre un pain cervelas (avec crudités) et un crizly bien doré, j'ai finalement opté pour... les deux.

    IMG_20180426_191605.jpgUn client demande son compte. Carlo lui dit, avec un sérieux grandiloquent digne des meilleurs moments de Fantomas : "385 euros". Ma femme et moi on se regarde. A l'instant, pour préserver ma santé économique je suis prêt à remettre le cervelas mâché dans le pain. Mais Carlo plaisante. Et à vrai dire (on s'en rend rapidement compte) Carlo a une plaisanterie pour chaque client. Soulagés, nous terminons notre repas en nous reléchant les doigts.

    On est sorti de la friterie en se tenant le ventre. On a repris les enfants chez ma mère. Puis on a digéré nos frites de longues heures, dans le canapé, devant une série nulle.

    Je ne sais pas si c'est à cause des frites, mais toute la nuit j'ai rêvé de Carlo. Carlo dansant le twist, les pieds dans l'huile bouillante. Carlo dansant le boogie woogie sous une pluie de frites dorées. Carlo pratiquant les claquettes juché sur un cervelas grand comme un tram.

    Frites en musique : quel concept formidable ! 

    En conclusion: Carlo vous sert de bonne frites et vous met la patate !

    La friterie Carlo se trouve dans le Family Center, rue de l'industrie 183 à la Bouverie. 065 65 28 23.

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  • Pizz'Attitude ça continue !

    30742881_1739109442803581_5462003179832999936_o.jpgPizz'Attitude, situé rue des alliés à Frameries, nous demande de publier le bref communiqué suivant :

    "Le bâtiment dans lequel se trouve Pizz'Attitude est à vendre (voir ci-contre). Mais la pizzéria continue ses activités et nous ne comptons pas déménager !"

    L'équipe de Pizz'Attitude attend votre commande au 065/35.14.16. ;)

  • c'est "Frameries Day", chez Cavavin !

    czc.jpgCe vendredi et ce samedi, le nouveau caviste framerisois Cavavin vous propose une dégustation du fameux pâté de Frameries (de la boucherie Cédric & Emile) avec son accord vin, ainsi que de découvrir une merveilleuse liqueur de noisette.

    En outre, le magasin a été décoré d'archives de Frameries, vieux ouvrages, objets... sélectionnés par Mémoire(s) de Frameries.

    Une manière amusante de joindre patrimoine et plaisir des sens ! :)

    Cavavin Frameries se trouve dans L'Epicentre. Likez leur page Facebook en cliquant ici.

  • le retour du pâté de Frameries

    10610530_279561698906124_5486324986248680191_n.jpgAprès une absence de plus d'une année, le fameux pâté de Frameries est de retour !

    Et son retour concorde évidemment avec la réouverture de la boucherie Cédric et Emile, ce mardi 3 octobre dès 9h, à la rue des dames.

    Réalisé à partir de noisettes et de bière de Frameries, le pâté de Frameries a été inventé en juin 2014 conjointement par Cédric Housiaux et votre blogueur communal (lire ici). Cette préparation originale, artisanale, et goûteuse a immédiatement connu un très vif succès à Frameries et au-delà des frontières de l'entité.

    Elle a même eu les honneurs de la presse (voir ci-contre et ci-dessous) avant de conduire la boucherie Cédric et Emile a être élue "commerce de l'année Mons-Borinage 2014" ! C'est pas beau ça ? :)

    Pour fêter la réouverture, Cédric et Emile vous font goûter du fameux pâté toute la journée. Une seule adresse: 28 rue des dames à Frameries !

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  • des moules à la bière de Frameries!

    Vous en rêviez ? Xavier Adam le fait !

    Ce vendredi 14 juillet midi (et le vendredi 28 juillet), Xavier Adam vous propose de déguster, dans son restaurant l'Atelier Gourmand (rue des alliés, face à l'Epicentre) des moules (1,2kg) cuisinées à la bière "l'écureuil" de Frameries, et accompagnée d'un verre de la même bière: en voilà une idée qu'elle est bonne !

    Si ça vous dit, pour d'autres infos (possibilités de moules "natures", à l'ail, etc), tarif et réservations, prenez contact au 065/84.35.88 ou au 0476/ 976.986 ou traiteur_adam@yahoo.fr

    Visitez le site de Xavier Adam : http://www.traiteurxavieradam.be

  • café framerisois (11) : un café orangé

    Je traverse la salle, franchis le couloir de service, et déboule dans les cuisines de l'Atelier Gourmand. Sur la large table en inox s’alignent d’innombrables amuse-bouches. Les kroepoeks au wasabi ondulent dans une armée de petits bols en grès. Le saumon fumé s’enroule dans l’espuma framboise. Les nems végétariens crépitent encore.

    Gris de l'inox et des ustensiles (que peut-on faire avec autant de louches ?), noir des fourneaux, blanc des carrelages. Dans ce paysage monochrome, une flamme souriante: Xavier Adam. Vêtu d'orange, il sirote un liquide orangé-doux. « C’est mon cocktail à moi », dit-il, tout mystère derrière ses lunettes cerclées d'orange. « Tu veux essayer ? ». Bien sûr ! Le café c’est bon un moment, mais je reste curieux... Quand il transmet la recette du cocktail à Adèle, la serveuse, j’entends qu’on y met une cuillère à soupe d’eau pétillante. J’aime ça, moi, l’eau pétillante.

    Sur le bord d’une autre table, à portée de main : persil ciselé d’un vert profond, ciboulette émincée, crevettes grises, tranches de radis, fenouil brillant, mini tomates Tomberry rouge vif, betteraves "chioggia" du plus bel effet. 

    Ce midi, les clients commandent beaucoup de plats à la carte. « Tu vas souffrir » s’amuse Adèle. Xavier rajuste ses lunettes. En fait de souffrir, il est plutôt ravi. Il se prépare à la Grand Musique. Celle qui prend possession de lui lorsque la cuisine devient plus qu’une machinerie : une danse, un contre la montre rythmé où se révèle, dans la méticulosité de chaque geste, l’attitude de l’artiste.

    Deux homards se prélassent sur la grande table en inox, loin de se douter du sort qui les attend. Suspendues à leurs pattes barbelées, quelques gouttes d’eau brillent encore: ils sortent tout juste du vivier. Je les regarde droit dans les yeux. Que leur dire ? Les homards ne sont pas grands amateurs de café, c’est bien connu. Allez hop : au bouillon !

    Soudain, Xavier jaillit du grand frigo et va aux fourneaux. Il sort des chips de vitelottes de la friteuse, ajuste des assiettes, envoie des amuse-bouche, règle le four. Ses bras montent, descendent, sa poitrine se soulève. Oui, c’est bien à une danse que j’assiste. Une sorte de performance où le corps, en transe, fusionne son savoir à la musicalité. Et la musique de Xavier, au vu de ses assiettes, est faite à la fois d’une précision d’horloger suisse et des couleurs d’un jardinier à la limite de l’excentricité.

    « Tu veux manger quoi, me lance soudain Xavier en me tirant de mes rêveries. Souris d’agneau ? » Va pour la souris. Je les mange en les tenant par la queue, les souris : c’est mon côté bête sauvage.

    Les homards sont cuits. Leur belle couleur bleutée est devenue rouge vif. Ils sont immobiles. Un rien mélancoliques. Dans la poêle le beurre crépite. Xavier bondit. Il allonge côte à côte trois filets de rouget. Dans une autre poêle, ce sont de grosses crevettes qui fricotent - parfois l'une d'entre elles fait un petit saut de cabri. Xavier est reparti dans la chambre froide. Il revient avec des chicons et des asperges fraîches. « Une table de 10 vient d’arriver !» Adèle va, vient. Quand une assiette est prête pour le service, Xavier fait tinter une petite cloche. Il flambe quelques poissons, casse un œuf, assaisonne.

    Je repasse un peu plus tard. La cuisine est devenue silence. Plus rien ne traîne : c’est nickel chrome. Xavier se tient au milieu des inox, dans la lumière, comme une flamme au repos. On reste là un moment. Il ne se passe rien.

    Xavier me propose un café. C’est un bon café. Un café orangé.

     

    Robuste, acide, doux, ou amer, le « café framerisois » vous est servi chaque dimanche sur votre blog communal. Accompagné d’une photo en noir et blanc, il raconte le Frameries d’aujourd’hui par petites touches sincères.

    // dégustez les autres cafés framerisois en cliquant ici.