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  • Nicola De Palma, de Frameries à Los Angeles ! (partie 2)

    chnilles9.jpg« A mes 25 ans, raconte Nicola, l’Académie est sollicitée par la Ville de Mons pour participer à Théâtre en Rue, une manifestation montoise annuelle qui met le théâtre en évidence. Suite à ma prestation dans la pièce « Abribus », un metteur en scène québecois, Jimmy Bouchard, vient me trouver. Il me propose une audition pour une pièce au nom improbable : « les ch’nilles à poils dans l'cocon du papillon », écrite par Jean-Michel Garneau. J’y jouerai le rôle d’un prête vicieux et révolutionnaire ».

    La rencontre suivante, c’est celle avec le bien connu David Jeanmotte (de l’émission « Sans-chichi »). David se met à croire en Nicola. Il lui propose la réalisation d’un book car il le verrait bien faire de la figuration ou jouer dans des pubs. Le book est envoyé à des agences « people » et des agences de tournage. Puis Nicola passe quelque castings. Il n’a à l’époque d’autre objectif que 1.jpgd’assouvir sa curiosité en abordant des milieux originaux, en rencontrant des gens…

    « Tout change vraiment en 2011, lorsque David me propose le rôle d’une silhouette (c’est-à-dire entre le rôle et la figuration) dans « Melting Pot Café », qui passe à la RTBF ». La production cherchait un vrai travesti… j’ai dû m’adapter ! »

    En découle des castings à la RTBF. Cette chaîne voulait renouveler son image en enregistrant de nouveaux jingles publicitaires plus proches des gens. Nicola a été pris. « On arrive sur le plateau, le réalisateur donne une courte explication sur la séquence, sur ce qu’il recherche, sur l’attitude à adopter, explique Nicola. Puis… il faut parvenir à se lâcher ! Un clip de quelques secondes, c’est une heure trente de tournage dans la joie et la bonne humeur ! »

    « Depuis lors, il arrive que des gens me reconnaissent au restaurant ou quand je fais mes courses au Delhaize, s’amuse Nicola. Ils me disent qu’ils m’ont vu à la RTBF. Je ne sais jamais quoi leur répondre alors, la plupart du temps, je m’en tire avec un sourire ».

    5.jpgS’ensuit le tournage d’un clip pour la Commission Européenne, une autre pour une publicité pour la bière Bârbâr, un autre pour une eau aromatisée (Nicola y était déguisé en une pomme géante !), des figurations pour divers films dont un film américain : « The Expatriate ».

    L’envie de voyage et de découverte est profondément ancrée en Nicola. Sans doute une des conséquences de ses études secondaires au Collège Saint Stanislas. Dans les mois qui viennent, Nicolas aura la chance de partir un mois à Los Angeles. « Les Etats-Unis me sont déjà familiers. J’ai visité New York à deux reprises ainsi que la Côte Ouest…  Mais cette fois je ne pars pas en villégiature : il s’agit d’un stage en entreprise et d’une immersion dans une famille américaine ». Qui sait : peut-être l’occasion de passer un casting ? « On a toujours l’impression que tout est possible aux U.S.A. ! s’exclame le framerisois ».

    American West Coast - septembre 2011 265.jpgAinsi donc, les racines solidement campées dans la terre boraine et le regard piqué dans le roulement des vagues de l’océan Pacifique, Nicola foule à grandes enjambées des terres nouvelles. Qui sait, peut-être un jour prochain l’appel du large sera plus fort. Nicola De Palma pourra alors se rebaptiser Nicola de Palm Spring !

    Merci, Nicola, pour cet entretien. Décidément le talent framerisois n’a pas de limite ! Bonne chance dans tes explorations, et donne-nous de tes nouvelles !

    Chaque semaine de son voyage à Los Angeles, Nicolas le framerisois nous enverra une petite carte postale sur le blog, histoire de partager avec nous un petit bout du Nouveau Monde.

    (pour lire la première partie du reportage, cliquez ici)

  • agenda des chantiers (dont "4 pavés")

    -     rue des Alliés : le tronçon compris entre la rue Demoustier et les 4 Pavés sera fermé à la circulation le lundi 25 mars 2013, de 06h30 à 16h00 (démontage grue chantier 4 Pavés ;

    -     rue Demoustier : fermée à la circulation et stationnement interdit,du 20 au 27 mars 2013 (pose du mobilier-potelets) ;

    -    4 Pavés : fermés à la circulation dès le 08 avril 2013 (travaux d’aménagement du rond-point, prévus jusqu’à environ la mi-juillet - plan de circulation annexé) ;

    -    rond-point Aisette : début des travaux le 06 mai 2013 mais circulation possible.

  • ce week-end : et si on construisait un pont en spaghetti ?

    PDSOK.jpgLe Pass accueille le Festival scientifique de l’UMons les 23 et 24 mars !

    Le Pass est le lieu adéquat pour venir découvrir l’eau sous toutes ses facettes. C’est en effet un sujet qui lui tient à coeur et qui est développé dans l’exposition et le film H2O ! C’était donc l’endroit idéal pour accueillir le Festival scientifique pour petits et grands de l’UMons.

    Véritable point d’orgue de la semaine, le Festival scientifique sera accessible gratuitement aux familles et au grand public. Sous la coordination de SciTech2 (anciennement Carré des Sciences), la cellule de promotion des sciences de l’UMons, les universités, les hautes écoles, les ASBL et musées actifs dans le domaine des sciences proposeront au Pass des stands où petits et grands pourront manipuler, expérimenter pour faire de nouvelles découvertes scientifiques. Planétarium, expériences autour du thème de l’eau, mais aussi découvertes en physique, en chimie ou construction de ponts en spaghetti : il y en aura pour tous les goûts ! Rendez-vous les 23 et 24 mars 2013, de 13 à 18h ! Entrée est gratuite.

  • ce soir, on regarde La Trois !

    bbaumans.jpgCe soir, à 21h05 sur "LA TROIS" (RTBF) visionnez l’émission dialectale « Wallons, Nous ! », le mensuel culturel qui met à l’honneur les parlers et modes d’expression de Wallonie. Cette fois, l'accent sera mis sur le patois de Mons et du Borinage.

    C'est Bernard Baumans, citoyen d'Eugies bien connu et président fondateur de l'association "Catiau et terris", qui terminera l'émission en chanson !

  • "Au milieu de ce trouble, arrêtons-nous (un instant) et jouons dans le noir"

    11645_214062342051691_1498213676_n.jpgLe 22 mars à 20h, à la Fabrique de Théâtre (La Bouverie) : "Au milieu de ce trouble, arrêtons-nous (un instant) et jouons dans le noir" par Vinciane Geerinckx, d'après "Dans le noir" de Régis Duqué.

    Dans ce monde troublé, Tom et Jerry se retrouvent dans une enquête policière burlesque. Donald et Betty, quant à eux, sont en pleine histoire romantique.

    Au coeur de la mafia, d'enquêtes et de tromperies, on découvre la séduisante Betty qui les fait tous craquer. Le surréalisme des situations et le côté déjanté des personnages donnent un côté drôle et décalé au spectacle où la scène devient un lieu qui fait fi de toute logique.

    Amateurs d'intrigues policières ou d'histoires d'amour, laissez votre sérieux au pas de la porte et découvrez ce spectacle insaisissable.

    PAF: 8€, 6€ (étudiants-groupes), 1€25 (article 27).

    Réservations au 065/61.34.60

  • Nicola De Palma, de Frameries à Los Angeles ! (partie 1)

    Nicola_DE_PALMA_1.jpgSon nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant vous ne voyez que lui pour peu que vous suiviez de temps à autre un programme sur la Une (rtbf). Voici, en deux parties, l’odyssée d’un framerisois qui, à force de courage et de ténacité, est bien prêt d’accéder à ses désirs les plus secrets… Mais commençons par le commencement !

    Framerisois depuis toujours, Nicola De Palma aura 30 ans cette année. « Je suis très attaché à Frameries, s’exclame-t-il, un sourire éclatant aux lèvres. J’ai été à la petite école Wauters, en maternelle, puis à Sainte-Waudru en primaire ». « Toute ma famille habitait et habite encore dans les environs de la rue César Depaepe. On allait chez les uns, chez les autres. Les limites de mon espace de jeu et d’aventure étaient carrément celles du quartier ! ».

    En sortant de l’école, Nicola n’a qu’une envie : prendre des cours de théâtre. Mais ses parents l’incitent plutôt à entamer des études supérieures. Le voilà qui se lance à l’assaut de l’université où il découvre aussi bien les joies du kot que les difficultés d’être responsable de soi.  A son époque estudiantine, vous l’avez peut-être croisé au Marco Polo. Le serveur aux cheveux crollés, toujours de bonne humeur, affairé d’une table à l’autre comme une pieuvre électrique et sautillant comme un popcorn sur la flamme : c’était lui !

    Comme ça arrive souvent, c’est lorsqu’il rentre de l’étranger que Nicola ressent ses racines boraines au plus fort. Ainsi, de retour de son kot, apercevant du train d’abord le beffroi, puis de 4.jpgchâssis du Crachet, il se sent vibrer. C’est son grand-père qui le premier a foulé la terre boraine. C’était en 1958. Destination la mine, bien entendu. C’est peut-être cet attachement profond à notre région qui pousse finalement Nicola à acheter une maison à Frameries. Précisément à la Cité Piérard.

    Nicola ne vient pas d’une famille d’artistes. « Mes parents ne m’ont ni poussé ni interdit ni stimulé par rapport à l’expression artistique, explique-t-il. Mais je suis quelqu’un d’hyperactif et mes parents m’ont tout laissé faire à seule condition de terminer ce que je commençais. Question comédie, je me rappelle qu'enfant, je rejouais les scènes du film E.T. ! »

    C’est ainsi que le petit Nicola s’initie aux arts de la parole dès l’âge de 7 ans, dans la classe de Daniel Delhaye. Puis ce fut Thérésa Dulière qui lui apprit à avoir confiance en soi dans le cadre d‘un cours de diction/déclamation. Enfin, toujours à l’Académie de Musique de La Bouverie, ce furent les années Daphné Cornez et Rosario Amédéo : diction, déclamation, art dramatique. La découverte de la prise de risque, de l’expérimentation… Il y eut également le solfège : huit années à apprendre le piano sous la houlette d’Yves Robbe. Puis, plus tardivement, la danse chez Arte Corpo, sous la direction de Valérie Mathieu. L’occasion pour Nicola de prendre conscience de son corps, du rapport à l’espace, de l’importance de la respiration.

    La suite (c'est à dire la mise sur orbite de Nicola), vous la lirez dès demain sur le blog de Frameries !