L’édito #2 : la glace passe

Etre sur le quai de la gare de Frameries, tôt le matin. Attendre le train dans l’obscurité. Vent froid qui transperce les vêtements. Fumerolles blanches qui sortent de la bouche. Taper du pied. Observer comme un manège lointain le va-et-vient des quelques automobiles qui viennent déposer un navetteur ou un étudiant. Les quais de la gare sont silencieux. 

Soudain, au loin, encore vague au-delà du pont du berger apparaît la pâle lumière de deux gros phares : c’est le train.

De petites averses verglacées ont déposé une colonie de cristaux de glace sur le fil noir de la caténaire. Alors quand le train entre en gare, glissant avec douceur dans une atmosphère irréelle, les archets du pantographe crépitent furieusement en faisant éclater la glace, et tracent un sillon d’étincelles bleues.

Attendre le train dans l’obscurité. Vent froid qui transperce les vêtements. Fumerolles blanches qui sortent de la bouche.

Un éditorial écrit par Stephen Vincke, pour Blogsquètia, le blog de Frameries.

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Commentaires

  • Les dirigeants, les responsables, les élus sont bien au chaud.
    Il est vrai qu'on fait plus pour les assistés que pour les travailleurs, notamment ceux qui doivent prendre le train en tout temps . . . . pour aller au boulot.
    Mais, ça rapporte des voix . . . . pas des voies . . . . de chemin de fer !

  • Et si pour une fois , on ne râlait pas sur les assistés mais que l'on appréciait la beauté du texte de notre blogueur !!!!!!

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