L’édito #1 : le pouls de Frameries

C’est qu’on en croise du monde, quand on est journaliste pour un blog communal. On en pousse des portes, on en franchit des seuils, on en boit des tasses de café ! Chaque rencontre renouvelle le plaisir de s’intéresser à autrui et de mettre sa vie, sa passion, ses évidences en lumière.

Je pense au tournage du clip Happy qui a été un accélérateur de découvertes : tant de boutiques, de clubs, de citoyens rencontrés en si peu de temps (comment oublier les tartes de Sylviane Brans ?). Je pense à la page Facebook Les Commerces de Frameries qui me demande (bâton de pèlerin en main et appareil photo en bandoulière) d’aller à la rencontre de chaque commerçant framerisois, de capter l’histoire de son établissement, d’en prendre le pouls. Et puis les reportages que vous lisez quotidiennement depuis maintenant 5 ans et demi et qui sont, chaque fois, autant de personnes croisées, d’angoisses à apaiser, de joie à partager, bref : de moments passés à prendre la température de notre territoire.

S’asseoir sous la tonnelle de la brocante du Dry et discuter le coup avec Freddy Glacé tandis que les brochettes grésillent sur la grille du barbecue. Faire la promenade autour de Noirchain, et prendre une photo de Jean-Marie Delanoy (bon, pas très glorieuse il faut l’avouer: il était en train d’affronter des fondrières pleines de boue – mais qui était glorieux ce jour-là ?). Acheter une baguette de pain et un fromage de chèvre chez Isabelle Carré, à Sars-la-Bruyère. Ecouter les belles mains ridées de Luce du Lux, dernière ouvreuse du cinéma le Lux, me décrire le passé avec saveur, chaleur et précision…

De manière générale, curieusement la boisson n’est jamais loin.

Il y a le plaisir simple de prendre un café avec Rose Gouilleux quand la Maison du Peuple de La Bouverie est à peine ouverte. Celui de boire un coca avec Jean-Claude Lefèvre, mon comparse du crossage (quel type incroyable celui-là !). Partager un jus de fruits avec mes enfants, un jour de marché, à La Flamme ou Chez Louise. Se voir offrir, par Toni du magasin de chaussures Arto, un café… et le voir traverser la rue Ferrer pour aller chercher le café au distributeur du lavoir automatique (ce serait beaucoup trop simple pour Toni d’avoir sa propre machine à café !?).

Et le pouls de Frameries de battre dans chacun d’eux. De les relier par un lien à la fois évident et mystérieux. Ces gens, vos parents, vos amis, vos commerçants… Ils me touchent chaque fois. Ils sont, comment dire… tellement framerisois.

Un éditorial écrit par Stephen Vincke, pour Blogsquètia, le blog de Frameries.

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Commentaires

  • Continue à nous informer d'aussi belle façon STEPHEN !
    Blogsquetia est le premier site que je consulte chaque matin.
    amitiés

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