café framerisois (5) : café américain

Robuste, acide, doux, ou amer, le « café framerisois » vous est servi chaque dimanche sur votre blog communal. Accompagné d’une photo en noir et blanc, il raconte le Frameries d’aujourd’hui par petites touches sincères.

Michel Deligne serre la tasse de café dans ses grosses pattes brunes (la porcelaine blanche craque un peu). Il aboie un ordre, puis jette un regard tendre vers l’horizon. Un crâne de buffle garnit la façade de la piste couverte. Un gros pigeon est posé sur une tête de Boudha.

Michel Deligne a les dents carrées et blanches. Michel Deligne mord dans la vie à belles dents. Michel Deligne ne sait pas rester à ne rien faire. Même assis, Michel occupe tout l’espace. Vissé, son chapeau fait couvercle : ça l’empêche d’exploser en vol.

En attendant, ses grosses pattes brunes tournent délicatement la minuscule cuillère brillante dans le café noir. Même s’il porte le stetson, Michel est loin d’être un vulgaire cow-boy. Le soir est tombé. Michel repose sa tasse de café. C'est curieux comme le mont Ostène et Michel se ressemblent. Il se dégage de l'un comme de l'autre une sorte de force tranquille. Quelque chose de stable, d’éternel. Quelque chose qui tiendrait à la fois du vent debout et du colosse assis.

Sous le bord du chapeau, les yeux sont comme des puits. Michel est mûr. Il me dit, tout soudain : « Je suis né à l’Agrappe, du temps où le quartier s’appelait encore « el cras fossé ».                                                                       

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