Naufrage pour la braderie !

7.jpgNous vous avions parlé en mai dernier (lire ici) : le Groupement des Commerçants de Frameries, désireux d’apporter un souffle nouveau à la braderie vieillissante qui s’épuisait sous sa formule traditionnelle, avait décidé de miser sur une nouvelle date et une nouvelle proposition. Ce samedi était donc une sorte de journée « test grandeur nature ». Et en l’occurrence, la montagne a (tristement) accouché… d’une souris.

Grand rue. Calme plat. Pour peu on verrait rouler des boules de pailles, comme dans les films de cow-boys. L’investissement des commerçants locaux s’est limité à apposer des autocollants 20%, 40%, 5.jpg50% sur leurs vitrines : à une exception près, ils n’ont pas investi les trottoirs (qui sont pourtant bien larges depuis les travaux). Seule Katia Deom a sorti le grand jeu. Et son stand semble un îlot ensoleillé au milieu d’une mer calme (photo à droite). A noter qu’il n’y a pas de ballons, de banderoles : bien des automobilistes sont sans doute passés par Frameries sans même se rendre compte qu’il y avait une festivité.

Direction l’Epicentre. Devrait s’y trouver des stands de braderie : dans l’atrium et sur la placette. Stupéfaction : c’est vide. Vide, silencieux, et un peu angoissant. Première impression : décidément, cet Epicentre, de manière générale, c’est aussi la montagne qui accouche d’une souris (comment Joseph Dufrane aurait-il tourné ça en patois de Frameries ?). C’est là que nous rencontrons Pol et Patricia, framerisois, quasi les seuls à avoir tenté de monter un stand au beau milieu de l’impressionnant vide d4.jpge l’Epicentre. Pol est très remonté. Il estime que l’organisation a fait preuve d’amateurisme et de légèreté. « Un autre monsieur était là aussi, explique Patricia. Un monsieur qui vendait des salaisons. Quand il a vu qu’il n’y avait personne il est reparti, furieux : il venait de Bouillon ! ». Quant à savoir si l’organisation a été leur rencontre : « Personne n’est venu nous voir. On a été abandonnés". 

Voilà qu'arrive Ingvild Noul, les yeux ronds. Stupéfaite, la Présidente des commerçants s'exclame: "Pour l'Epicentre, il y avait dix réservations, toutes payées... et les gens ne sont pas venus !".

2.jpgA qui la faute ? Faut-il dresser une liste (certainement non exhaustive) des éléments qui ont conduit à cet échec ?

  • isolement de l’Epicentre ;
  • communication très perfectible (affiche peu claire) et peu « agressive » ;
  • aucune visibilité de la festivité (ballons dans les rues…) ;
  • peu d’implication des commerçants locaux, retranchés dans leurs boutiques ;
  • peut-être un désintérêt populaire pour une manifestation essoufflée, à l’identité au rabais, à la formule floue… ;
  • implication politique discutable : y'avait-il un seul édile framerisois, cet après-midi, dans les rues ?
  • 3.jpgimplication de l’Administration discutable : personne n’a pensé à envoyer une paire d’ouvriers ramasser les PMC et les cartons dans la rue des Alliés : belle image pour notre commune !

Dans le fond, on le voit : la responsabilité est diluée. Elle incombe finalement à chaque acteur de ce flop. Et jeter la pierre n'y changer rien. Il faut analyser et en tirer des enseignements. Car, au final, la vraie victime reste Frameries, dont l‘image a une fois de plus été sérieusement écornée.

Nous reviendrons cette semaine sur cet échec en interrogeant certains acteurs.

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Commentaires

  • Ne pas changer les traditions. Peut-être faire d'autres actions tout au long de l'année,mais ne pas changer ce qui fonctionne

  • Pas prévenu et pas Montrant leur publicité appart comme vous dite les autocollants sur la vitrine
    Merci Mme foriez Vanessa

  • L'article résume parfaitement la triste vérité !

    amateurisme , désintérêt populaire, pas d'information, commerçants démotivés. Le FRAMERIES d'antan se meurt (s'il n'est pas déjà mort).
    En bref : la cruche est cassée.

  • dire qu il y a 12 ans j y ai perdu ma fille tellement il y avait des gens!!!! c est bien triste

  • ben oui s et vrais frameries se meurt petit a petit les commercent quitte la grand rue frameries n et plus se que s était il a bien longtemps , pourquoi changer quelque chose qui fonctionne bien avant , la braderies s était le 21 juillet et pas au moi juin quel et le com qui a pondu cela , de plus on fait pas une brocante a de a partir 3h de l après midi le temps d arriver ben s et l heure de repartir de plus pas assez de publiciter au alentour pour attire du monde et faut notiver les commerçants , une brocante se fait du matin jusque au soir 18h00 et une bonne pub , faut attirer le monde enfin faut dire a frameries il presque plus rien il serai grand temps de remettre de l ordre dans tous cela , et avec nos deux g*** de bourgmestre qui fond rien pour avoir du monde , une chose retour de la la braderies le 21 juillet , plus d amination , plus de publicite pour attirer du monde et redynamiser le centre de frameries voila ce qu il faut et le soir bal sur la grand place et faire venir une vedette pour un concert voila

  • Après un tel désastre, la présidente des commerçants n'a plus qu'à démissionner.

    Il est vrai que la braderie de Frameries n'attirait plus les foules et qu'il y avait beaucoup moins d'exposants qu'avant mais malgré tout , il y avait encore du monde. A présent, c'est le néant total et les gens qui se sont dépacés pour des prunes ne sont sûrement pas prêts à remettre un pied à Frameries. Le manque à gagner est sûrement important dans le secteur HORECA.
    Ce qu'il fallait faire, c'était essayer de redynamiser la braderie existante en organisant d'autres activités à côté mais pas en la déplaçant de date et encore moins d'endroits.

    En continuant de la sorte, les magasins existants fermeront bientôt tous leurs portes et Frameries ne sera plus qu'une cité dortoir.

    Merci à al présidente du GPCA

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