un framerisou à Puerto Rico (partie 1): Patrick Urbain, expatrié et heureux

pu1.jpg« Ce qui me manque le plus ? Mes parents… et la saucisse blanche ! s’esclaffe Patrick, d’emblée ». Car, si Patrick est originaire de Frameries (il a grandi rue du Millénaire), il habite Ponce (Puerto Rico) depuis près de 23 ans ! L’occasion rêvée pour votre blog communal de vous proposer un dépaysement en allant à la rencontre de cet artiste framerisou hors normes et de sa ville d’adoption.

« J’ai quitté Frameries pour Puerto Rico en 1991, raconte Patrick. J'ai d'abord travaillé au bureau d'urbanisme de la ville, que j'ai fini par diriger 5 années durant. J'ai d'ailleurs préparé le plan d'urbanisme de la ville et les plans d'aménagement de la zone historique ». Il faut dire que la ville de Ponce, situé à 7109 kilomètres de Frameries, sur la côte Andine, est un lieu chargé d'histoire. Ponce est la deuxième plus importante ville de Puerto Rico. L'île, qui se situe à la limite des Caraïbes, a connu une histoire mouvementée et est seulement en phase de se détacher de la coupe des U.S.A. afin de devenir indépendante.

10515022_521009394694257_828202130_n.jpgQuant à savoir si certains traits peuvent rapprocher Puerto Rico et ses habitants, de Frameries, Patrick est formel : « L'orgueil démesure des habitants de Ponce pour leur ville – même si elle a plutôt les dimensions de Mons. Et puis tout le monde se connaît et il y a une grande mémoire historique ». Ponce serait-elle la Marseille des Caraïbes ? :)

Le dépaysement rime avec gastronomie locale. A Puerto Rico, la cuisine est un joyeux mélange d’influences africaines, caribéennes, mais aussi méditerranéennes. « J'adore la yuca que l’on sert frite ou à l'escavêche. C' est une racine qui ressemble à la pomme de terre, mais avec beaucoup plus de goût. Et puis il y a la spécialité locale : le cochon à la broche dont la peau est très croustillante ! ». Et pour arroser ça, Patrick, qu’est-ce qu’on peut trinquer ? « La Medella, une bonne petite bière locale ! Il y a aussi le rhum Don Q, de Ponce, que j’apprécie surtout en « shot » mélangé à de l’anis sucré, et qu’on nomme "chichaito". Sans oublier le pitorro, une sorte de rhum clandestin qu'on prépare avec des fruits et qui finit comme tord-boyaux".

[Ne manquez pas, dès demain, la deuxième partie de notre voyage à Puerto Rico qui explorera les facultés artistiques de Patrick Urbain]

pu2.jpg

Les commentaires sont fermés.