14-18 et 40-45

  • le Noirbonhomme (6) se trouvait...

    Le Noirbonhomme se trouvait, cette fois, au milieu de ruines qui relatent une histoire méconnue. Car en mars 1944, sans crier gare, le terril du Grand-Trait glissa et ensevelit sous une vague de schiste une rue de La Bouverie.

    La seconde guerre mondiale tirait à sa fin: voici sans doute la raison qui empêché cette poussée du terril de rester gravée dans la mémoire framerisoise. En attendant, comme nous le montre le Noirbonhomme, il reste, dans le sentier qui recouvre l'ancienne rue, des vestiges. Et aux archives des mines, on retrouve également quelques billets manuscrits d'habitants qui ont dressé la liste de leurs biens perdus, à l'intention du charbonnage (voir ci-dessous).

    Rendez-vous vendredi pour la suite des aventures du Noirbonhomme !

    IMG_6700.jpg

    Ce document est issu des archives de la SAICOM / Charbonnages du Borinage.

     

  • on recherche personnes âgées pour raconter Frameries

    19821001-DisqueCompact.jpgL’asbl Cherchenoises projette la réalisation d’un disque audio qui sera un recueil des histoires de Frameries racontées par les plus anciens. Pour ce faire, l’asbl recherche des personnes âgées (mais pas que...) qui… ont des choses à raconter sur le passé de Frameries (du vécu : c’est l’idéal), d'Eugies, de Sars, de Noirchain, ou de La Bouverie. Si vous vous sentez concerné, si vous pensez que votre grand-mère ferait l’affaire, prenez contact histoire d’en discuter ! :)

    -> cherchenoisesasbl@outlook.be (ou en MP ;) )

  • les photos des commémorations du 11 novembre 2014

    IMG_1074.JPGEn ce 11 novembre 2014, jour de commémoration de l'Armistice de la guerre de 14-18, des citoyens accompagnés de groupes d'enfants et encadrés par nos représentants politiques ont déposé des fleurs aux Monuments aux Morts des 4 coins de notre entité. Isabelle Urbain, échevine de la Mémoire, a profité de l'occasion pour lancer les activités de la Quinzaine de la Mémoire de cette année (programme ici).

    Ci-dessous, en photos, les dépôts de fleurs au cimetière de Frameries, et le discours vibrant du député Jean-Marc Dupont

    0.jpg10.jpg9.jpg8.jpg1.jpg7.jpg4.jpg5.jpg00.jpg

  • les obscénités effacées

    pc.jpgSuite à notre article concernant les dégradations dans le parc de Frameries (voir ici) et l'écho dans les pages du journal La Province, les obscénités dessinées sur le monument au mort ont été effacées rapido par les ouvriers communaux.

    Ouf, à deux jours des commémorations, il était moins une !

  • programme complet des festivités de la Libération

    10592931_679232422171309_8717260205413515628_n.jpgDès ce vendredi soir et jusqu'à dimanche inclus, Frameries va se souvenir de la Libération, opéré voilà 70 ans par les forces Alliées.

    Ce vendredi soir: conférence à l'hôtel communal et festival de jazz. Ce samedi: du jazz toute la journée ! Dimanche: commémorations religieuses, dépôts de fleurs, défilé de véhicules militaires dans toute l'entité !

    Cliquez ici afin d'accéder au programme complet !

  • Libération de Frameries (partie 7 et finale) : le 4 septembre, la fin des combats

    R.jpgLes derniers combats se déroulent. Des allemands se sont retranchés dans les fours à coke du charbonnage de Crachet-Piquery. Ils finissent par se rendre. Au milieu de l’après-midi, une colonne américaine défile sur la Vieille Place, en direction du pont du berger. C’est le combat command de la 3ème division blindée qui part vers Charleroi.

    Arrivé au Carrefour de la Mort, un sniper allemand ouvre le feu. Une balle passe entre les jambes d’un MP posté au carrefour. Les mitrailleuse de 4 ou 5 semi-chenillés U.S. entrent en action. Le tireur embusqué parvient toutefois à prendre la poudre d’escampette.

    De nombreux prisonniers allemands remontent la rue des Alliés en direction de Quévy. Ils y seront rassemblés dans les dépendances de la sucrerie.

    Au soir, le Comité de Libération siège en toute tranquillité tandis que le gros de l’infanterie U.S. entre dans la localité.

    Le 5 septembre, les obsèques de plusieurs victimes des combats seront données. L’Armée Secrète capturera encore 95 prisonniers au Nord de Frameries. 87 autres s’y ajouteront l’après-midi, sonnant la fin de la bataille de Frameries.

    Pour relire le récit depuis le 2 septembre au matin, cliquez ici.

    Q.jpg

  • Libération de Frameries (partie 6) : un soldat allemand amputé par deux framerisoises

    S.jpg15h30. Des résistants prennent à parti un groupe de soldats allemands réfugiés au charbonnage du Grand-Trait. Bilan : treize prisonniers .

    16h. Des parachutistes allemands débouchent rue de Lille, emprunte la rue du commerce (actuellement rue Roosevelt) puis la rue de la Victoire, la rue Saint-Philomène, la rue Rodenbach avant de disparaître vers Flénu. A ce moment, 3 chars allemands descendent la rue des Alliés. L’un d’entre s’engage dans la rue des Déportés, les deux autres continuent vers Mons.

    16h10. 200 soldats allemands équipés de camions et de chevaux prennent l’itinéraire suivant :  rue Montavaux, de la Station, Sainte-Philomène, de la Victoire, du Commerce. A la Vieille place, ils se dirigent vers la rue des Dames et filent vers Flénu. Des retardataires de cette colonne se retrouvent bloqués à hauteur du terril de Crachet-Piquery : du sommet du terril, des résistants de l’Armée Secrète font la fusillade.

    Rue Montavaux, Marie Liénard et ses deux filles assistent à la scène. Elles décident de porter secours à un blessé. Elles confectionnent rapidement un drapeau blanc, le rejoignent sur le pavé. U.jpgL’homme est autrichien. Il a une cinquantaine d’années. Sa jambe est en très mauvais état. Il mime qu’il faut lui couper la jambe. Une des filles de Marie, Angélique, lui fait un garrot puis, rapidement, sans hésiter tranche la jambe sous le genou. Placé sur une brouette, l’amputé ainsi que d’autres blessés, sont conduits à l’hôpital de Frameries où un médecin major allemand, qui log au dispensaire de la place Calmette, opère.

    Différents coups de mains s’opèrent dans l’après-midi : pillage, capture de soldats allemands...

    20h. Des forces allemandes venant de La Bouverie prennent d’assaut la ferme Lambert où se sont retranchés des unités américaines. Le feu se répand. Les allemands repartent bredouille. 

    Demain, suite et fin.